Ça suffit ! Es ist genug !! ! Combattons la situation allemande !  La France en feu, l’Allemagne au pieu?

Syndicalistes et antifascistes ensemble contre la connerie et la réaction. Tract n° 11, avril
Inviter des militant(e)s français{e)s en signe de solidarité et pour tirer des  leçons de leurs expériences.

Ça suffit ! Es ist genug !! ! Combattons la situation allemande !  La France en feu, l’Allemagne au pieu?
Afficher notre solidarité et notre soutien aux luttes en France !
S’ inspirer et tirer des leçons des luttes en France !
Depuis la mi-janvier, des luttes massives contre le« CPE » (abolition de la protection contre le licenciement pour les moins de 26 ans) ont vu le jour. Des centaines de milliers d’étudiant(e)s et de lycéen(ne)s sont descendu(e)s dans la rue esemble. Des lycées et des facs ont été bloqués. 70 % des 84 universités du pays restent fermés.
Au cours de ces mobilisations s’est crée une unité large de couches diverses: travailleuses et travailleurs, syndicalistes, chômeuses et chômeurs, immigré(e)s se sont rallié(e)s au mouvement et ont pris part à ces luttes. Ils manifestent ensemble plein d’imagination et de militantisme. Des gares, autoroutes, lycées, facs sont occupés. Un collectif d’organisation d’étudiant(e)s, chômeuses et chômeurs, travailleuses et travailleurs s’ est créé, organisant des journées d’action et de grève au niveau national. A souligner aussi, par rapport à la maudite situation allemande, la position jusqu’à présent cohérente de ne pas se laisser leurrer par des tractations, des compromis pourris et des propositions hypocrites du gouvernement.
Que des protestations et luttes de ce genre soient une urgence en Allemagne c’est évident. Chez nous aussi, il y a suffisamment de raisons pour dire « ça suffit » « es ist genug ». Hartz IV, casse des protections contre le licenciement, la retraite à 67 ans … . 1 Mais malgré des débuts positifs comme dans les protestations contre Hartz IV ces dernières années, la grève chez Ope! à Bochum, AEG, les luttes en cours chez Gate Gourmet et CNH Berlin, tout comme les luttes dans les services publics menées par les syndicats Verdi et de la métallurgie, les mobilisations des ouvrier(e)s de la santé, nous sommes encore loin d’une situation à la française! Le danger majeur c’est qu’avec le secours de la direction des syndicats et de leur appareil, on ne risque pas de sortir du cadre bien allemand. Le silence du côté des bureaucrates du DGB en témoigne 1 La réponse de la directrice de IGM Küste (syndicat de la métallurgie) Jutta Blankau à la question « Quand allez-vous apprendre le français? » en dit long : « Je pense que l’on ne peut pas comparer des cultures » (Junge Welt 30.03 .06)
Si c’est ainsi, il nous faut d’urgence une « révolution culturelle » 11

Si nous voulons transformer les conflits typiquement allemands (J. Blankau) en situation à la française, nous devons inciter l’enthousiasme pour la solidarité internationaliste avec les militant(e)s français(e)s, faire connaître leurs expériences et en tirer des leçons.
Les syndicalistes combatifs, des antifascistes et d’autres internationalistes doivent prendre les choses en mains et s’ auto-organiser.
Ce qui implique nécessairement :
• de créer des contacts directs avec la France et d’y aller

• de rendre public ici les expériences des militant(e)s français(e)s qui sont tues par les médias et le DGB

• d’inviter des militant(e)s français(e)s en signe de solidarité pour tirer des leçons de leurs expériences

• de se servir des espaces syndicaux comme lieux d’échange
d’expériences

Les collègues et camarades qui veulent se consacrer à cette tâche peuvent s’adresser à nous.
Nous sommes prêt(e)s à soutenir ce genre de rencontres, de les rendre publics et de diffuser
des témoignages de France, dans la mesure de nos possibilités.
« Souspesant nos.faiblesses, vous avez.fait des lois qui devaient nous asservir. Que ces
loi.’I soient dorénavant plus respectées puisque nous ne voulons plus être tles valets. »
(B. Brecht. Résolution des communards)

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